La TAM : une taxe locale qui pèse lourd dans les projets immobiliers
2025-04-14T17:36:07+02:00Dans le contexte tendu de l’immobilier, peu d’acteurs mesurent réellement le poids de la Taxe d’Aménagement Majorée (TAM) sur le coût d’un projet. Et pourtant, cette taxe locale peut représenter jusqu’à 6% du prix d’un projet immobilier, en fonction du territoire et du taux appliqué. (chiffre issu du rapport 2024 de Lab’urba avec le concours du CERAMA)
Actualité publiée le 14/04/2025

Le rôle et le poids de la Taxe d’Aménagement Majorée (TAM)
Créée pour financer les équipements publics nécessaires à l’urbanisation (voiries, réseaux, écoles…), la TAM est fixée librement par les collectivités locales dans une limite de 20%. Dans des agglomérations comme Toulouse Métropole ou le Pays de Grasse, elle est parfois généralisée à tout le territoire, avec des taux moyens autour de 16%.
Mais au-delà du financement, la TAM devient un véritable outil de régulation urbaine : certaines communes l’utilisent pour freiner l’urbanisation diffuse, d’autres pour inciter les promoteurs à négocier via un Projet Urbain Partenarial (PUP). Dans tous les cas, elle s’impose comme une ligne budgétaire non négligeable pour les porteurs de projets.
Alors que la pression foncière et les coûts de construction explosent, intégrer la TAM dans les études de faisabilité devient indispensable. D’autant plus qu’elle peut varier fortement d’une commune à l’autre, voire d’un quartier à l’autre.